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mardi 10 novembre 2009

Le subjonctif avec une chanson

Conjuguer au subjonctif présent

Rose1La conjugaison au subjonctif présent comporte peu de difficultés.

A part être et avoir, les terminaisons sont les suivantes pour tous les verbes :

-e, -es, -e, -ions, -iez, -ent

Essayons.

  • Voir : que je voie, que tu voies, qu'elle voie, que nous voyions, que vous voyiez, qu'ils voient
  • Manger : que je mange, que tu manges, qu'on mange, que nous mangions, que vous mangiez, qu'elles mangent
  • Venir : que je vienne, que tu viennes, qu'il vienne, que nous venions, que vous veniez, qu'ils viennent

Voyons maintenant être et avoir, qui sont irréguliers :

  • être : que je sois, que tu sois, qu'elle soit, que nous soyons, que vous soyez, qu'ils soient
  • avoir : que j'aie, que tu aies, qu'il ait, que nous ayons, que vous ayez, qu'elles aient


BARBARA : Vienne

Si je t'écris ce soir de Vienne
J'aimerais bien que tu comprennes
Que j'ai choisi l'absence
Comme dernière chance
Notre ciel devenait si lourd

Si je t'écris ce soir de Vienne
Oh que c'est beau l'automne à Vienne
C'est que sans réfléchir
J'ai préféré partir
Et je suis à Vienne sans toi

Je marche je rêve dans Vienne
Sur trois temps de valse lointaine
Il semble que les ombres
Tournent et se confondent
Qu'ils étaient beaux les soirs de Vienne

Ta lettre a dû croiser la mienne
Non, je ne veux pas que tu viennes
Je suis seule et puis j'aime
Etre libre oh que j'aime
Cet exil à Vienne sans toi

Une vieille dame autrichienne
Comme il n'en existe qu'à Vienne
Me loge et dans ma chambre
Tombent et de pourpre et d'ambre
De lourdes tentures de soie

C'est beau à travers les persiennes
Je vois l'église Saint-Étienne
Et quand le soir se pose
Ces bleus ces gris ces mauves
Et la nuit par-dessus les toits

C'est beau Vienne
C'est beau Vienne


Cela va faire une semaine
Déjà que je vis seule à Vienne
C'est curieux le hasard
J'ai croisé l'autre soir
Nos amis de Luntachimo

Cela va faire une semaine
Ils étaient de passage à Vienne
Ils n'ont rien demandé
Mais se sont étonnés
De me voir à Vienne sans toi

Moi, moi je me promène
Je suis bien, je suis bien...

Et puis de semaines en semaines
Voilà que je vis seule à Vienne
Tes lettres se font rares
Peut-être qu'autre part
Tu as trouvé l'oubli de moi

Je lis et j'écris mais quand même
Ce qu'il est long l'automne à Vienne
Dans ce lit à deux places
Où la nuit je me glace
Tout à coup j'ai le mal de toi

Que c'est long Vienne
Que c'est loin Vienne

Si je t'écris ce soir de Vienne
Chéri, c'est qu'il faut que tu viennes
J'étais partie
Pardonne-moi
Notre ciel devenait si lourd

Et toi de Paris jusqu'à Vienne
Au bout d'une invisible chaîne
Tu me guêtes et je pense
Jouant l'indifférence
Tu m'as gardée malgré moi

Il est minuit ce soir à Vienne
Mon amour il faut que tu viennes
Tu vois je m'abandonne
Il est si beau l'automne
Et je veux le vivre avec toi

C'est beau Vienne
Avec toi Vienne

mardi 29 septembre 2009

Chanson : Barbara " l'aigle noir "

Nacida en 1930 en París en una familia de origen judío, Barbara tuvo que esconderse durante la ocupación de Francia por los nazis, y bajo el gobierno de Vichy en la pequeña ciudad de Saint-Marcellin en el Isère. Caída la Francia de Vichy un vecino, profesor de música, la escuchó cantar y puso interés en desarrollar su talento. Tomó lecciones para aprender a dominar la voz y aprendió a tocar el piano. Luego se inscribió en la Escuela Superior de Música. De 1950 al 1952 vivió en Bruselas. Después de unos comienzos difíciles en diversos cabarés belgas, se presentó en París, en 1958. En aquella época se acompañaba al piano e interpretaba canciones de Georges Brassens, Jacques Brel y autores de principios de siglo.



Un beau jour ou peut-être une nuit
Près d'un lac je m'étais endormie
Quand soudain, semblant crever le ciel
Et venant de nulle part,
Surgit un aigle noir.

Lentement, les ailes déployées,
Lentement, je le vis tournoyer
Près de moi, dans un bruissement d'ailes,
Comme tombé du ciel
L'oiseau vint se poser.

Il avait les yeux couleur rubis
Et des plumes couleur de la nuit
À son front, brillant de mille feux,
L'oiseau roi couronné
Portait un diamant bleu.

De son bec, il a touché ma joue
Dans ma main, il a glissé son cou
C'est alors que je l'ai reconnu
Surgissant du passé
Il m'était revenu.

Dis l'oiseau, o dis, emmène-moi
Retournons au pays d'autrefois
Comme avant, dans mes rêves d'enfant,
Pour cueillir en tremblant
Des étoiles, des étoiles.

Comme avant, dans mes rêves d'enfant,
Comme avant, sur un nuage blanc,
Comme avant, allumer le soleil,
Être faiseur de pluie
Et faire des merveilles.

L'aigle noir dans un bruissement d'ailes
Prit son vol pour regagner le ciel

Quatre plumes, couleur de la nuit,
Une larme, ou peut-être un rubis
J'avais froid, il ne me restait rien
L'oiseau m'avait laissée
Seule avec mon chagrin

Un beau jour, ou était-ce une nuit
Près d'un lac je m'étais endormie
Quand soudain, semblant crever le ciel,
Et venant de nulle part
Surgit un aigle noir.